lundi 30 avril 2007

Humeur du soir

.... épuisée ! Toute la journée , j'ai eu la consistance d'une méduse !:-)

Blague de potache

Je ne peux m'empêcher de trouver ça très drôle - sauf pour le traducteur viré évidemment ! Tout le monde sait que les traducteurs se font souvent des blagues mais celui-là est tombé sur la mauvaise cible !Il faudra vous y habituer ,les gars !:-))
N'oubliez pas d'aller sur le site Frenchmorning !C'est instructif !

Un traducteur américain des journaux télévisés de France 2 a été licencié pour s’être livré à une facétie en traduisant un discours de Nicolas Sarkozy.

Aux Etats-Unis, le journal de France 2 est diffusé sur plusieurs chaines du câble, pour les francophones mais également pour les anglophones qui peuvent suivre les informations françaises grâce aux sous-titres.

Le 23 avril, un reportage du journal montre un discours de Nicolas Sarkozy. A un moment, le candidat UMP invite les Français à «s’unir à moi». Ce qui, traduit avec un brin de fantaisie en anglais, donne: «rally my inflated ego» («unissez-vous à mon ego surdimensionné»).
Cette «blague» est ensuite relaté sur le site FrenchMorning, site d’actualité pour les francophones exilés aux Etats-Unis. Les réactions ne se font pas attendre. Jean Lachaud, un élu des Français aux Etats-Unis, contacte alors le service de traduction de France Télévision pour essayer de comprendre les raisons de cette «faute grave de sous-titrage». Guy Wildenstein, le représentant de l’UMP dans l’est des Etats-Unis, adresse également une plainte aux CSA pour dénoncer la conduite du traducteur blagueur.
L’équipe de traduction de France Télévision, par la voix de sa responsable Claire Quidet, fait savoir que «aussi impardonnable que soit cette erreur, il serait faux de croire qu’il s’agisse d’un sous-titre anti-Sarko. Il s’agit plutôt d’une blague de potache d’un traducteur un peu surmené, qui aurait pu s’appliquer à n’importe quel autre personnage, politique ou non, que le traducteur aurait eu à traduire ce soir-là».
Cette «blague de potache» n’est cependant pas du goût de la direction de France 2. Philippe Baudillon, le directeur général de la chaîne, juge l’incident «inadmissible» et laisse entendre que l’auteur de cette traduction ne travaillera plus pour la chaîne.

Ah ces instits !


Un petit rappel sous forme de clin d'oeil à ma soeur , à Joelle ,à Christian , à Marc et aux autres ...bref à tous ceux qui se sont coltinés ces textes obscurs sortis des cerveaux de brillants intellectuels :-))

Allez , en voiture !



" Composantes de la notion et du dispositif de " projet"
Les enchaînements sont le plus souvent chronologiques, avec ou sans marqueurs. Le repérage temporel et la datation peuvent être internes ou externes, ce qui renvoie à l’opposition récit-discours.
Mais nombre d’entre eux sont à a fois chronologiques et logiques (or, donc ; ambiguïté de « alors »), ce qui est inévitable car il est difficile de parler d’un enchaînement de faits hors de tout point de vue qui le situe dans l’ordre des causes ou des conséquences. Cette propriété donne une dimension argumentative à de très nombreux récits (au point que certains récits ne sont que des argumentations « habillées »).
Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard. La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.
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Le texte narratif, indissociable d’une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L’enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n’est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.------------------------------------------------------------------

Donc, il est important de conserver la distinction cohérence / cohésion comme renvoyant à des niveaux d’analyse dont chacun est didactiquement important : le traitement d’un problème textuel ou d’une difficulté d’élève est différent selon qu’il renvoie à l’intériorisation des paramètres contextuels (cohérence) ou selon qu’il renvoie à un problème technique (aspects morphosyntaxiques de la cohésion). Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l’outil morphosyntaxique (par exemple la maîtrise des pronoms anaphoriques) peut outiller sur le plan de la cohérence.
(Extrait d’un cours du C.N.E.D. (centre national d’enseignement à distance) de Toulouse destiné aux étudiants préparant le concours d’entrée desI.U.F.M.)


Voici un autre texte aussi "parlant".
"Le matérialisme dialectique appliqué à la psychologie conduit Wallon (entre autre, A.M.V.) : à reconnaître dans les CONFLITS ou contradictions la force motrice des changements.La thèse de l'interaction des phénomènes, du caractère déterminant des totalités se concrétise, dans la psychologie wallonienne, par le souci constant de situer l'histoire des activités et des fonctions mentales dans une histoire globale de la PERSONNALITE en rapport avec son milieu.Wallon préconise une compréhension relationnelle, il met en garde contre l'erreur qui consiste à vouloir comprendre un phénomène isolément, en le détachant de son contexte. Notant que dans l'évolution psychologique, il n'y a pas de résultat qui puisse se transmettre tel quel d'un système au suivant, il déclare : "Un résultat qui reparaît en liaison avec un nouveau mode d'activité n'existe plus de la même façon. Ce n'est pas la matérialité du geste qui importe, c'est le système auquel il appartient dans l'instant où il se manifeste."
(Evolution psychologique de l'enfant.)CNED de Toulouse, Français, Lire, d'un certain Jean-Michel Wavelet.

Faites des enfants ! :-)



COMMENT RECONNAIT-ON UN ENFANT CIVILISE ?


1 - Quand il se déshabille, il ne jette pas ses habits par terre mais il les roule en boule sur sa chaise.


2 - Si vous regardez un film policier, il vous demandera la permission avant de mettre une cassette de Walt Disney dans le magnétoscope.


3 - Il laisse traîner ses feutres sur la moquette mais comme il ne les rebouche pas, ils sèchent et ça ne fait pas de tâche.


4 - Dans un supermarché, il ne hurle pas toutes les trois secondes “je veux ça !” mais il demande poliment. “N’oublies pas le Yop, mon livre Pokémon, les Petits Louis et le Danao.”


5 - Quand il mange des biscuits dans votre lit, il enlève les miettes pour les pousser par terre.


6 - Le dimanche matin, il dort parfois jusqu’à 9 heures.


7 - Au restaurant, il peut tenir assis dix minutes sans se lever.


8 - Il mange parfois des brocolis si on met du chocolat dessus et des haricots verts avec du sucre glace.


9 - Le matin, il veut bien mettre un bonnet quand il fait froid et un imper quand il pleut sans qu’on ait besoin de crier plus de cinq minutes.


10 - La maîtresse ne vous a pas encore convoqué pour vous conseiller une thérapie familiale. ..............................................................................................................................


TOUT CE QUE VOUS NE POURREZ PLUS FAIRE AVEC DES ENFANTS


AVEC UN ENFANT :


- La grasse matinée


- Aller dîner chez des amis les mains dans les poches : "Couffin, couche biberon, siège auto, sac à langer, doudou voilà, on a rien oublié. Oh ! Où est le bébé ? "


- Etre désagréable avec votre belle-mère : on a toujours besoin d'une mamy-sitter chez soi


- L'amour sur la machine à laver en position essorage.


DEUX ENFANTS :


- Lire les trois premières pages de Paris-Match sans être dérangé


.- Faire des courses au supermarché sans se faire remarquer. Au 21ème siècle, quand on dit non à un enfant, il crie, il pleure, se roule par terre. Ou les trois à la fois.


- Avoir des copines qui n'ont pas d'enfant. Soit on les déprime, soit on les fatigue.


- Une sieste crapuleuse sans verrou et porte blindée.


TROIS ENFANTS :


- Lire le sommaire de Paris-Match sans être dérangé.


- S'engueuler avec sa belle-mère, sa mère, la baby-sitter, le père des enfants, les voisins : sans eux, on est foutu.


- Etre très mince : les coquillettes à la mayonnaise, les frites au ketchup, les miels pops, les pains au chocolat, les fraises Tagada... Ca calme quand on est très énervé.


QUATRE ENFANTS :


- Quelle idée !


- Comme dit le proverbe: "Deux enfants ensemble sont excités, trois enfants sont surexcités, quatre enfants, tu fermes la porte de la chambre et tu bénis Walt Disney. .....................................................................................................
LES ENFANTS EN VOITURE :


15h 00 : On est vraiment obligé de s'attacher ?Et toi, pourquoi tu mets pas ta ceinture ?


15h 05 : On est bientôt arrivé ?


15 h 10 : J'ai un peu mal au coeur, quand est-ce qu'on s'arrête ?


15 h 15: J'ai soif, donne-moi le coca.


15 h 30 : Maman, j'ai envie de faire pipi.


15 h 50 : Mais non, je ne vais pas faire de miettes avec les chips.


16 h 00 : Est-ce que je peux manger les chips qui sont tombées dans ton sac à main?


16 h 10 : J'ai un peu beaucoup mal au coeur.


16 h 15 : Oh, j'ai renversé du coca sur la banquette.


16 h20 : Quand est-ce qu'on est arrivé ?


16 h 45 : J' ai un peu fait pipi. T'inquiète pas, c'est comme le coca ça va sécher.


16 h 50: C'est quand qu'on est bientôt arrivé ?


16 h 55 : J'ai vomi des chips . T'inquiètes pas, y a rien sur la banquette tout est dans ton sac à main.


17 h 05 : Eteignez la radio, je voudrais dormir.



17h 10 : Mais pourquoi vous m'avez réveillé ? Je voulais dormir !

Mort d'un Petit Prince

Un autre Petit Prince nous a quittés ,à 23 ans ,vaincu par cette saloperie de muciviscidose !Je suis sûre que tu as déjà tes ailes d'ange ,cher Gregory !

Concours de créatifs pour Mir







































Tout le monde a côtoyé cette petite bouteille de Mir ! C'est une marque qui fait partie de notre quotidien .
Mir a organisé un concours auprès de jeunes designers pour redessiner sa célèbre petite bouteille. Nous vous présentons les 3 gagnants et les autres projets sélectionnés ! J'ai positionné les images dans l'ordre du vote :la gagnante en haut et ainsi de suite jusqu'à la dixième !

Mir 1 :
Ce qu'ils en disent:
"Nous avons choisi de nous approprier la Pin up, figure emblématique des années 1950, afin de rappeler avec une touche d’humour l’histoire de la marque Mir : une note de gaieté pour faire la vaisselle"
L'avis du jury:
Le jury a apprécié le clin d’œil fait à l’historique de la marque Mir et le travail de création réalisé pour l’associer à l’univers de la vaisselle.
Créateurs : Maud Begon
Mayanne Trias

Mir 2 :
Ce qu'ils en disent:
"Lorsque l’on regarde à travers une bouteille de Mir Vaisselle, la vision est complètement déformée. C’est cet effet psychédélique que nous avons voulu transcrire à travers notre réalisation."
L'avis du jury:
Une plongée dans un monde inattendu, une vraie idée créative, une réflexion globale sur le produit. Bravo !
Créateurs : Marion Belluteau
Cécile Bichon
ENSAAMA Olivier de Serres
Classement : Deuxième (19 % des votes)

Mir 3:
Ce qu'elle en dit:
"J’ai choisi de transformer la bouteille de Mir en élixir de propreté afin de faire ressortir son côté magique."
L'avis du jury:
Les volutes, les dégradés de couleurs, donnent un côté enchanteur et spirituel au produit, nous faisant entrer dans un univers de magie.
Créateurs : Nathalie Bauzat
ECV
Classement : Troisième (17 % des votes)

Mir 4 :
Ce qu'elle en dit:
"J’ai travaillé sur un principe de tour du monde des défilés. Pour chaque parfum j’ai associé une destination et un personnage féminin." [cette création comprend 4 flacons]
L'avis du jury:
Le jury a été séduit par l’univers graphique créé et la qualité de finition des illustrations.
Créateurs : Stéphanie Criado
ECV

Mir 5:
Ce qu'elle en dit:
"Le concept s’appuie sur l’utilisation d’un visuel simple : les rayures. Elles évoquent ici l’été, la mer, les vacances."
L'avis du jury:
Le jury a été séduit par la simplicité et l’efficacité du design.
Créateurs : Eve-Marie Laliberté
ECV

Mir 6 :
Ce qu'ils en disent:
"Cette illustration surfe sur la tendance "vintage" en proposant une narration décalée aux couleurs attractives."
L'avis du jury:
Le projet est original car il incite le consommateur à prendre en main le produit et fait sourire. Une jolie histoire !
Créateurs : Alexis Benbehe
Tchandra Cochet
Pierre Mathonat
ENSAAMA Olivier de Serres

Mir 7 :
Ce qu'ils en disent:
"Considérer Mir comme un produit précieux, à garder à l’abri à tout prix. Confiner le produit, le protéger."
L'avis du jury:
Surprenant ! Une approche hors du commun qui interpelle, sans s’écarter de l’univers de la vaisselle.
Créateurs : Lucile Bonnaud
Flore Vigneron
ENSAAMA Olivier de Serres

Mir 8 :
Ce qu'elle en dit:
"La bouteille de Mir faisant penser à une silhouette de femme, j’ai donc travaillé sur cette forme pour lui donner un coté "sexy" et estival."
L'avis du jury:
Quelle audace ! Une vraie idée, à la fois créative et séduisante.
Créateurs : Sarah Buscail
ECV

Mir 9 :
Ce qu'il en dit:
"J’ai voulu donner une vision poétique et graphique de l’ingrédient Aloe Vera pour donner un ensemble harmonieux et subtil."
L'avis du jury:
Un univers à la fois poétique et moderne qui nous immerge dans un monde végétal très séduisant.
Créateurs : Bastien Mennesson
ECV

Mir 10 :
Ce qu'elle en dit
:
"J’ai souhaité représenter visuellement une relation passionnelle entre la consommatrice et son produit Mir, qui devient un véritable objet de désir."
L'avis du jury:
Le flacon de Mir Vaisselle devient un véritable objet de désir, attisant la jalousie.
Créateurs : Audrey Lavanant
ECV
Plutôt sympa de mettre un peu de gaieté et d'originalité dans les petites choses du quotidien , non ? Reste à savoir si vous auriez fait le même choix que le jury !

C'est la cata !


C'est la cata ! Voici un extrait de mon horoscope du jour :


"L'ambiance astrale de cette journée aura un effet néfaste sur les activités sexuelles. Donc, de la modération dans vos ébats amoureux. D'ailleurs, une brève journée d'abstinence ne vous fera pas de mal, bien au contraire, étant donné que "la tempérance aiguise le plaisir" (proverbe chinois). "


Abstinence donc pour aujourd'hui si je comprends bien ? Pas terrible , ça , pour le moral des troupes !:-)

Voix et eaux

Quand l'Homme sait faire quelque chose de beau !

Las fuentes del Hotel Bellagio, del lago Artificial, de gala con Andrea Bocelli and Sara Brightman, las voces del cielo, en la Ciudad de La Magia, de la luz, del neon !

Amour et peur



"L'amour ne connaît aucune obligation. La peur est pleine d'obligations. Dans la voie de la peur, quoi qu'on fasse, c'est parce qu'on doit le faire, et l'on attend aussi des autres qu'ils fassent telle ou telle chose parce qu'ils le doivent. On a donc des obligations, et dès qu'on doit faire quelque chose, on y oppose de la résistance. Plus on résiste, et plus on souffre. Tôt ou tard, on cherche donc à fuir ses obligations. L'amour, par contre, ne connaît pas la résistance. Quoi que nous fassions, c'est parce que nous voulons le faire. C'est un plaisir ; c'est comme un jeu, et le faire nous amuse."
Extrait de "La maîtrise de l'Amour/Apprendre l'art des relations"
de Don Miguel Ruiz

Hokusai , l' ukiyo-e














Nous avons tous vu - à un moment ou à un autre - une copie d'une oeuvre de Hokusai . C'est en lisant l'article consacré à cet artiste dans le blog Grange-Blanche , que j'ai eu envie d'en savoir plus !


Hokusai Katsushika (北斎 葛飾 1760-1849), connu plus simplement sous le nom de Hokusai (北斎), est un peintre, dessinateur spécialiste de l’ukiyo-e , graveur et auteur d'écrits populaires japonais. Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Gauguin et Van Gogh. Il signa parfois ses travaux, à partir de 1800, par la formule Gakyōjin, « le Fou de dessin ».

L'ukiyo-e :

Ukiyo-e (Kanji 浮世絵) est un terme japonais signifiant « images du monde flottant ». Ce terme fut appliqué durant l'époque d’Edo (1605-1868) pour désigner l’estampe ainsi que la peinture populaire et narrative. Tout d'abord considéré comme vulgaire par sa représentation de scènes du quotidien, ce genre connut un grand succès auprès des occidentaux après l’ouverture forcée du Japon sur le monde extérieur en 1868.
Ukiyo (浮世, « le monde flottant ») se rapporte à l’impétueuse culture de la jeunesse qui éclot dans les centres urbains de Edo (aujourd’hui Tōkyō), Ōsaka, et Kyōto et qui constitue un monde à part entière. Il s’agit d’une allusion ironique au terme homophone « Monde souffrant » (憂き世), le cycle terrestre de mort et de renaissance duquel les Bouddhistes cherchent à s’échapper.
Cette forme d’art connaît une grande popularité dans la culture métropolitaine d'Edo durant la seconde moitié du XVIIe siècle, naissant dans les travaux monochromes de Hishikaw Moronobu dans les années 1670. Initialement, les estampes sont exclusivement réalisées à l’encre de Chine puis certaines épreuves sont colorées au pinceau. Au XVIIIe siècle Suzuki Harunobu développe la technique d’impression polychrome pour produire des nishiki-e.

Les ukiyo-e sont abordables car ils peuvent être reproduits en grande série. Ils sont principalement destinés aux citadins qui ne sont généralement pas suffisamment aisés pour s’offrir une œuvre originale. Le sujet initial des ukiyo-e était la vie urbaine, en particulier les activités et scènes du quartier des divertissements. De belles courtisanes, des sumotoris massifs ainsi que des acteurs populaires sont ainsi dépeints s’engageant dans des activités attractives. Par la suite, les paysages rencontrent également le succès. Les sujets politiques et les personnages dépassant les strates les plus humbles de la société ne sont pas tolérés dans ces images et apparaissent très rarement. Bien que la sexualité ne soit pas autorisée non plus, elle apparait de façon récurrente dans les épreuve d’ukiyo-e. Les artistes et les éditeurs sont parfois punis pour la création de ces shunga au caractère sexuel explicite.
Et un site exceptionnel regroupant des centaines de reproductions :
Et pour en savoir plus :

Festival Eclats baroques



Le Théâtre Le Ranelagh a le plaisir de vous présenter le festival baroque qui se déroulera dans ses murs du 3 avril au 3 juin 2007.

Cette manifestation inédite, organisée en collaboration avec la compagnie La Fabrique à théâtre, sera pendant deux mois la vitrine des créations théâtrales baroques allant de la tragédie à la comédie, en passant par la farce burlesque, la poésie, les contes, la danse...Des artistes d’horizons différents révèlent au public un genre théâtral surprenant et inspiré. Pendant deux mois, quatorze spectacles, plus de cent représentations, des conférences, des ateliers de formation et une exposition mettent à l’honneur des œuvres (mé)connues du siècle de Louis XIV.


Chaque lundi, des personnalités « baroques » sont invitées à venir présenter leur interprétation d’une œuvre du XVIIe siècle :


Lundi 16 avril à 19H30 : « Les Caractères » de Jean de La Bruyère, par le théâtre de l'incrédule. Avec Benjamin Lazar (comédien), Benjamin Perrot (théorbe) et Florence Bolton (viole de gambe) - Musiques de Marin Marais. Le spectacle est un parcours dans la grande galerie de portraits qu'est l'ouvrage de La Bruyère. L’auteur nous promène dans les rues et les salons de la fin du XVIIe siècle qui prennent sous sa plume des allures de jardin zoologique... Les pièces de Marin Marais qui ressemblent, par leurs titres évocateurs, à une galerie de portraits, seront le reflet musical de ces Caractères.

Tarifs : 20€ 1ère catégorie / 18€ 2ème catégorie / 15€ tarif réduit (cartes vermeil, groupes à partir de 10 personnes) / 12€ Détaxes (chômeurs, intermittents) / 10€ tarif jeune - de 26 ans


Lundi 23 avril à 17H30 : Conférence « De Hermione amoureuse d'Oreste à Hermione amoureuse de Pyrrhus, ou comment Racine transforme les légendes », par Georges Forestier, Professeur à Paris-Sorbonne .
Entrée : 5€


Lundi 30 avril à 21H : Récital par Olivier Baumont, claveciniste : œuvres de Louis Couperin, Jean-Henry d’Anglebert, François Couperin, Antoine Forqueray.
Tarifs : 28€ 1ère catégorie / 21€ 2ème catégorie / 15€ tarif réduit (Cartes vermeil et groupes à partir de 10 personnes) / 12€ Détaxes (Intermittents, chômeurs) / 10€ tarif jeune - de 26 ans


Lundi 7 mai à 21H : « Scapinove », d’après « Les Fourberies de Scapin » de Molière, par Julien Cigana, Olivier Martin-Salvan, Bastien Ossart et Collegium Marianum. Trois comédiens et Trois musiciens, tour à tour vieillards masqués, jeunes premiers perruqués ou personnages populaires, faire renaître les "Fourberies de Scapin" de leur écrin baroque.
Tarifs : 28€ 1ère catégorie / 21€ 2ème catégorie / 21€ tarif réduit (Cartes vermeil et groupes à partir de 10 personnes) / 12€ Détaxes (Intermittents, chômeurs) / 10€ tarif jeune - de 26 ans


Lundi 14 mai à 21H : Concert de musique de chambre : extraits d’œuvres de François Couperin, Jean-Philippe Rameau, Marin Marais et Elisabeth Jacquet de la Guerre par Olivier Baumont (claveciniste), Isabelle Poulenard (soprano), Gabriel Grobard (violon), Christine Plubeau (basse de viole) et Jean-Denis Monory (comédien).
Tarifs : 28€ 1ère catégorie / 21€ 2ème catégorie / 15€ tarif réduit (Cartes vermeil et groupes à partir de 10 personnes) / 12€ Détaxes (Intermittents, chômeurs) / 10€ tarif jeune - de 26 ans


Lundi 21 mai à 21H : « De Humanis Humoribus, Furetière ou les humeurs baroques ». Spectacle mêlant théâtre, musique et danse, conçu par Marie-Laure Desbordes, Caroline Ducrest et Boris Bénézit, mis en scène par Jean-Denis Monory. Musiques et textes baroques, chorégraphies anciennes et contemporaines. La Parole, la Musique et la Danse s'emparent des définitions érudites du Dictionnaire Universel de Monsieur de Furetière, et se jouent de l'excès des humeurs humaines. Ensembles, et chacune à sa manière, ces trois sœurs nous proposent un voyage où l'on passe de l'extrême jubilation à la noire mélancolie…
Tarifs : 23€ 1ère catégorie / 18€ 2ème catégorie / 12€ Tarif Réduit et détaxes (chômeurs, intermittents, cartes vermeil, groupes à partir de 10 personnes) / 10€ tarif jeune - de 26 ans


Vendredi 25 mai à 16H30 : Conférence « Les Visionnaires, ou le coup de génie de Desmarets, entre régularité classique et folie contagieuse », par Claire Chaineaux, Docteur ès lettres spécialiste du théâtre du XVIIème siècle et metteur en scène
Entrée : 5€
Lundi 28 mai à 21H : « De Humanis Humoribus, Furetière ou les humeurs baroques ». Spectacle mêlant théâtre, musique et danse, conçu par Marie-Laure Desbordes, Caroline Ducrest et Boris Bénézit, mis en scène par Jean-Denis Monory. Musiques et textes baroques, chorégraphies anciennes et contemporaines. La Parole, la Musique et la Danse s'emparent des définitions érudites du Dictionnaire Universel de Monsieur de Furetière, et se jouent de l'excès des humeurs humaines. Ensembles, et chacune à sa manière, ces trois sœurs nous proposent un voyage où l'on passe de l'extrême jubilation à la noire mélancolie…
Tarifs : 23€ 1ère catégorie / 18€ 2ème catégorie / 12€ Tarif Réduit (chômeurs, intermittents, cartes vermeil, groupes à partir de 10 personnes) / 10€ tarif jeune - de 26 ans


Dimanche 3 juin à 14H : Conférence par Gaël Le Chevalier sur « Les Femmes savantes » Entrée : 5€ -15H : Lecture, « Les Femmes savantes », par la compagnie La Fabrique à Théâtre Tarifs : 15€ 1ère catégorie / 12€ 2ème catégorie et Tarif Réduit (Cartes vermeil et groupes à partir de 10 personnes) / 10€ tarif jeune - de 26 ans et détaxes (chômeurs, intermittents) .........


Ainsi que plusieurs pièces de théâtre !
Informations pratiques :Théâtre Le Ranelagh 5 rue des vignes 75016 Paris
Tél. : 01 42 88 64 84
Métro : La Muette ou Passy RER C : Boulainvilliers .
Bus : 22, 32, 52 .
Parkings 19 et 80 rue de Passy

Humeur du matin

....... idéale ! Bonne humeur à l'intérieur de mon appartement et soleil à l'extérieur ! Que demander de plus à part - peut-être - perdre les 2 kg soigneusement engrangés la semaine dernière ? Allez , hop ! On se bouge ! :-)

dimanche 29 avril 2007

A chacun sa vision du monde !

Du site Cagle

Humeur du soir


...... indolente ! Je me traîne sans remords et avec un plaisir non dissimulé :-)
Bronze de Roger Langevin

Enjeux scientifiques

Extrait d'un entretien extrêmement intéressant entre Michel Serres et un journaliste de Télérama !

Quels seront ,selon vous , les enjeux scientifiques de ces prochaines années ?

"Avec l'atome ,la pénicilline , la pilule , Internet , les grands enjeux de ces 50 dernières années furent de l'ordre du savoir .
Peut-on aujourd'hui répondre enfin aux deux questions fondamentales que nous nous posons depuis toujours : qui sommes-nous ? Et d'où venons-nous ?
Oui : grâce à la biochimie , à la physique , à la paléoanthropologie . Mais je ne peux prévoir dans quelles directions les découvertes à venir vont s'orienter .
Ce que je sais ,c'est qu'aucune institution , aucun politique ne tient compte de l'immense savoir que nous avons acquis . Au point que je reformulerai votre question en demandant : savez-vous qui sont aujourd'hui les décideurs ?Sans doute ne sont-ils pas ceux que l'on croit , sans doute ne sont-ils pas ce que la société du spectacle donne à voir , à grande lumière et bruit étourdissant .
La nouveauté arrive toujours sur des pattes de colombe ."

Lorsque j'observe nos candidats à la présidentielle se disputer comme des gosses quant au bien-fondé d'un débat ,ou se jeter à la face des invectives déguisées , je me dis que nous restons au niveau des pâquerettes . Sans doute serait-il bon qu'ils s'entourent de personnes comme Michel Serres plutôt que de leurs courtisans partisans..Le débat aurait alors le bon goût de s'élever d'un cran !

Direction la Finlande











Voici un superbe article trouvé dans le Figaro Madame .Félicitations au journaliste qui l'a écrit car il m'a réellement donné l'envie d'y aller !

Finlande, les perles de l'archipel
PAR CYRIL HOFSTEIN.


On dit que l'archipel de Turku, en Finlande, est fait de plus de 20 000 îles, dont quelques centaines seulement sont habitées. Des terres en mer à la beauté rude qui ne demandent qu'à être découvertes.

Pas un souffle de vent n'agite la mer, épaisse et lisse comme du verre fondu. Le drapeau finlandais qui pend à l'arrière du navire postal Eivor est comme lesté de plomb. Lourde et lente, la Baltique semble endormie sous la chaleur estivale. C'est la pleine eau, mais partout où porte le regard, on aperçoit la terre. Depuis des milles et des milles, à perte de vue, des îles. Elles sont de toutes les tailles. On dit que l'archipel de Turku, l'un des plus grands au monde, en abrite plus de 20 000. Certaines ne sont que des rochers tourmentés couverts d'arbustes et de lichens, d'autres ressemblent à des villages forestiers détachés du continent. Elles sont si nombreuses que, sur les cartes marines, elles sont pareilles à des lentilles d'eau à la surface d'un étang. Les pilotes qui desservent même les plus isolées en mer sont parmi les plus fiables tant le passage de l'une à l'autre est parfois délicat, tant certaines se ressemblent parfois.

Semé le long des côtes bordant Turku, la plus ancienne ville de Finlande, l'archipel est habité depuis des siècles. Assemblées de pêcheurs, sentinelles des phares et balises, marins, contrebandiers et aventuriers de passage s'y sont abrités. Ceux qui y ont fait bâtir une maison n'en sont jamais vraiment repartis. Avec le temps, de vraies communautés ont vu le jour et avec elles, une culture et un art de vivre sans pareils en Finlande. La langue finnoise s'est mélangée au suédois, l'architecture s'est inspirée de la construction navale, comme ces églises aux plafonds à clins, semblables à des coques de navire. On est de telle ou telle île. L'identité est forte, car chaque terre en mer a sa propre histoire. Y débarquer, c'est comme franchir le porche d'une vieille demeure de famille, intime et secrète, accueillante et retenue.

Dans un bouillonnement d'eau, l'Eivor stoppe ses machines. Après cinq heures de navigation, il vient d'atteindre Utö. La dernière île de l'archipel. Là où commence et s'arrête la Finlande. Plus loin, au sud-ouest, c'est la Suède et les eaux internationales. Habité depuis la seconde moitié du XVIIe siècle, cet îlot de granit est un univers à part entière. Tout ou presque y est unique. Sa végétation d'abord. Comme ces graminées aux fragiles fleurs pastel qui poussent entre les rochers. On ne les retrouve que dans la steppe russe, à des centaines de kilomètres de là. Leurs graines ont été apportées en même temps que le fourrage nécessaire au bétail au temps où Utö, comme le reste du pays, appartenait à la Russie. Son phare, construit en 1740 et peint en rouge et blanc, est le plus ancien de Finlande.

Par deux fois, les habitants ont dû quitter leur île et clouer les portes de leurs maisons aux bardeaux écarlates. Pendant la guerre de Crimée et au cours du second conflit mondial. Mais ils sont toujours revenus. Pas question de l'abandonner. Terre de pilotes et de pêcheurs, Utö a l'âpreté et la douceur de vivre des bouts du monde. Aujourd'hui, une trentaine de personnes y vivent à l'année, plus d'une centaine en été. Ancienne institutrice, Hanna Kovanen a décidé de quitter le continent pour revenir vivre sur Utö, où elle est née. Avec sa mère et son père, ils ont ouvert une pension de famille. «Utö, comme partout où la vie n'a pas été facile, a une longue tradition d'hospitalité que nous essayons de maintenir, raconte Hanna. Passer la nuit ici, aussi loin en mer, est une expérience.»

Dans l'archipel, la vie est rythmée par le passage des navires postaux et des bateaux-taxis. Les uns livrent le courrier et l'approvisionnement, les autres rapprochent les îles du continent. L'arrivée au débarcadère est toujours un événement. A Aspö, l'une des plus douces, les visiteurs de l'été sont accueillis au son de l'accordéon. L'île, bordée de maisons rouges et d'abris de bateaux, semble toujours en fête. Sur les chemins, les enfants des plaisanciers et ceux des pêcheurs jouent à cache-cache. On aimerait avoir encore 10 ans et ne jamais quitter les lieux. Sur l'île Jurmo, où vivent en permanence six habitants, le paysage change brutalement. Au XVIe siècle, le roi de Suède l'a incendiée pour châtier les contrebandiers qui y tenaient un comptoir. L'histoire a laissé des traces. De la forêt d'autrefois, il ne reste que de la lande et des bruyères. Un paysage désolé et splendide.

Les bateaux font relâche un peu partout, même s'ils desservent surtout les plus grandes îles comme Nötö, Korpo, Nauvo, l'archipel des Hitis, Rosala, Vanö ou Bengtskär, dont le phare vient de fêter ses 100 ans. Bengtskär, à la fois une île et un phare. Un caillou de quelques centaines de mètres carrés, situé à 22° 30' de longitude est, et l'un des rares phares encore habités des pays nordiques. Entretenu et maintenu en vie grâce à la passion des époux Wilson, il accueille les visiteurs qui souhaitent y passer la nuit.

Et puis il y a les îles secrètes. Celles dont on voudrait taire la position, tant elles sont belles. Cmme Bötesö, une île entièrement privée qui n'appartient qu'à une famille. Année après année, ils ont aménagé les lieux en respectant leur beauté naturelle. Au point que les navires qui croisent à proximité pourrait la croire inhabitée.

En été, l'archipel bourdonne de vie. Toutes les villes côtières, depuis Turku jusqu'à Naantali, attirent des milliers de plaisanciers et de voyageurs. La région a des airs de Riviera. On se presse aux terrasses des restaurants et des cafés au bord de l'eau, tandis que le soleil inonde les pontons. Le soir, dans la lumière rasante et le parfum des pinèdes, la mer vibre de la chaleur du jour. A Turku, tout au long de la rivière Aura, qui sépare la cité médiévale en deux, vieux gréements et navires à quai invitent au voyage vers le littoral et l'archipel. On ne peut y échapper. Les îles sont partout. Dans les conversations comme dans l'histoire de Turku, tout ou presque y mène.

Alors ? Vous aussi ,vous avez envie d'embarquer ?

Un brin de ...futilité ?


Un brin de beauté et de futilité ..onéreux ..mais compte t'on quand on aime ? :-)


On aime son odeur, souvent enfermée dans la cire de bougies griffées, de Dior à Diptyque, ou au cœur des sillages de nombreux parfums – citons par exemple le bien nommé Lily of The Valley de Penhaligon’s, Muguet du Bonheur de Caron, White Linen d’Estée Lauder, etc. On apprécie la fragilité de ses brins que l’on offre une fois par an aux êtres chers pour leur porter bonheur. Le cristallier Lalique a choisi de rendre hommage au muguet, élément d’une nature recomposée au sein de sa collection printanière « Bucolique ». Montées sur de fines chaînes d’argent, les clochettes de muguet sont coulées dans le cristal incolore. On les posera avec bonheur sur un top en voile de coton vert pâle, pour jouer le côté nature, une robe housse en soie légère… Histoire de se porter chance tout au long de l’année ( lefigaro.fr)


LALIQUE

Sautoir Muguet en agent et cristal : 1 100 €

Infos : 01 53 05 12 12


Et je vous rappelle l'expo Lalique jusqu'en Juillet ! Voir l'article http://madame.lefigaro.fr/mode/en-kiosque/260-lalique-inventeur-du-bijou-moderne

Lascia Ch'io Pianga

Les puristes vont me reprocher de n'avoir choisi ni la version d'Angela Gheorghiu ni l'extrait culte de Farinelli ..! J'avoue apprécier cette toute jeune néozélandaise qui fait partie des Celtic Women !C'est simplissime et très frais !
Lascia Ch'io Pianga par Hayley Westenra (2006)

Voici venir le temps du joli mois de Mai




C'est le muguet du joli mois de mai qui s'annonce avec son festival de clochettes et de brins odoriférants, censé porter bonheur et fêter le retour du printemps. A condition de suivre la coutume et d'en offrir trois brins à ses proches et éventuellement à ses collègues (surtout à ses chefs). Car voyez-vous, cette liliacée symbolise le retour de la joie en même temps qu'elle est messagère de l'amour, ce qui, en ces temps troublés, n'est pas du luxe. De son vrai nom C onvallia majalis, du latin convallis, la «vallée», du grec leiron , le «lis», donc le lis des vallées, et de majalis , le mai latin, s'il y en a qui suivent encore. On l'appelle aussi le muguet de mai, la clochette des bois, la reine des bois ou l'amourette...

Fleur bleue seulement ?
Oui en version fleur de l'amour toujours. Mais pas seulement, puisqu'elle est évidemment liée à la fête du Travail, depuis qu'en 1889 la IIe Internationale socialiste décide de faire de ce 1er Mai un jour de lutte pour les huit heures. Le triangle rouge arboré par les manifestants l'année d'après (qui symbolise la revendication des trois huit : huit heures de travail, huit heures de repos, huit heures de loisirs) est peu à peu remplacé par un brin de muguet... qu'on retrouve en 1936 au Front popu. En 1941, sous Pétain, le jour est officiellement chômé, mesure reprise en 1947.

Comment es-tu arrivée là, clochette ?
Géographiquement, on en trouve les premières traces au Japon, selon les spécialistes, puis elle commence à s'essaimer dans les sous-bois européens au Moyen Age, avant d'apparaître dans les jardins au xvie siècle. Certes, la légende veut que les Celtes, déjà, lui prêtassent des vertus porte-bonheur, mais il faut attendre le xxe siècle pour que sa vocation de fleur du 1er Mai s'affirme : avec le cultissime chansonnier Mayol d'abord (lire ci-dessous) et à la Belle Epoque, où les grands couturiers offrent à leurs petites mains et leurs clientes du muguet. Aujourd'hui, on en trouve encore un peu dans les sous-bois ; 85 % du marché est chez les Maraîchers nantais, le reste, dans le bordelais et la région Rhône-Alpes.




Et pour sourire : la fleur des mâles !


Le muguet est l'emblème des rugbymen du Racing Club de Toulon en l'honneur du chansonnier Félix Mayol, qui a financé leur stade.
Pourtant considérés comme rugueux, les rugbymen du Racing Club de Toulon (RCT) arborent, sur leur viril maillot rouge et noir, un joli brin de muguet comme emblème. Etrange symbolique de fragilité bucolique pour ces robustes gaillards qui, depuis la nuit des temps, entretiennent leur réputation à coups de mandales sous la mêlée et de tatanes dans le buffet. L'explication tient en un nom : Félix Mayol. Ce chansonnier, né en 1872, connut une gloire démesurée dans les Années folles grâce à quelques fleurons du caf'conc', dont l'immortel Viens Poupoule et l'injustement tombé dans l'oubli A la cabane bambou («Moi, bon nègre tout noir, tout noir/De la tête aux pieds, si vous voulez voir...»).
Dans les théâtres où il se produisait chaque soir, il apparaissait invariablement coiffé d'une houppette démesurée et un brin de muguet à la boutonnière. Immensément riche, il finança le stade de rugby de sa ville natale, stade qui prit son nom. Le club, ému par tant de générosité, décida séance tenante que son emblème serait le fameux brin de muguet (pour des raisons techniques, ils ne purent opter pour la houppette) qui, pour forcer un peu la chance, s'orna de 13 clochettes. Bien lui en prit, le RCT fut champion de France en 1931 et on parle encore avec des trémolos dans la voix du banquet offert par le grand Félix.

Portail dédié aux arts graphiques en Asie.



Lancé en février 2007, startdrawing.org est un portail dédié aux arts graphiques en Asie. Personnellement , j'ai beaucoup apprécié la diversité et la richesse de ce qui est proposé dans ce site ! http://www.startdrawing.org/


Il existe aujourd’hui de nombreux sites, annuaires et blogs consacrés au graphisme. En février 2007, Josef Lee et Junming, ont décidé de lancer le leur, startdrawing.org, un portail dédié au graphisme en Asie : illustration, peinture, architecture, bande dessinée, film, art conceptuel, etc. Pour ces deux artistes de Singapour —l’un illustrateur, l’autre dessinateur de bande dessinée, l’idée du site est venu naturellement, comme une envie de partager leur passion du graphisme, et de montrer au « monde extérieur » le talent des artistes venus du Japon, de Chine, d’Inde, mais aussi des Philippines ou de Malaisie.


Startdrawing.org répond-il à une envie personnelle ou à la nécessité de créer un espace dédié spécifiquement aux artistes asiatiques ?

Josef Lee & Junming : Startdrawing.org vient de notre passion pour le graphisme. Notre objectif premier était de lancer un site sur le graphisme qui permette de partager cette passion et d’interagir avec d’autres personnes aussi enthousiastes.
Conscients de l’abondance de sites de graphisme déjà existants, on en est venu à chercher des terrains inexplorés. Nous sommes nés à Singapour, un vrai melting-pot culturel, et nous avons été élevés avec ce goût pour les cultures et les arts métissés de différentes races et religions.
Nous avons toujours été subjugués par les œuvres créées par les artistes asiatiques, mais les inspirations de ces artistes sont généralement éloignées, principalement à cause des différences de langage (surtout pour le Japon, la Corée et l’Inde). Et la plupart de ces talents sont seulement connus dans leur propre pays.
Pour nous, lancer un site centré seulement sur le graphisme en Asie et sur les artistes asiatiques avait donc un sens. Géographiquement, on a déjà un avantage. On est en Asie, donc, dans un sens, on reporte ce qui se passe dans notre arrière-cour. Et notre connaissance de l’anglais, du chinois et du japonais (un peu) nous permet d’abolir les frontières encore plus facilement
En France, on connaît surtout les productions (bandes dessinées, animation, etc.) du Japon et de Corée.


Quelle est la situation du graphisme en Asie ?

Le dessin est essentiel dans toutes les industries de création, de la bande dessinée à l’animation, du design jusqu’à l’architecture et la mode. Le marché asiatique est définitivement en train de s’ouvrir, alors que les pays occidentaux se tournent maintenant vers l’Est pour y trouver de l’inspiration ou une force de production, grâce à notre vaste réservoir de talents et nos faibles coûts de travail.
Les marchés liés à l’infographie — tels que la 3D, l’animation et le Concept Art— sont énormes en Chine, au Japon, en Corée, en Inde, et même en Malaisie et à Singapour, où beaucoup de films, d’animations et de jeux vidéo sont maintenant produits. Les bande dessinées ont toujours été importantes au Japon, à Hong-Kong, à Taiwan et en Chine, et beaucoup de pays plus petits sont en train d’émerger grâce à des éditeurs indépendants.


Artistiquement, quels sont les points communs et les différences graphiques en Asie ?

On a un héritage de plusieurs milliers d’années qui rend les œuvres asiatiques uniques dans leur genre. Les formes d’art traditionnelles — tels que la laque chinoise, les ukioye japonais ou les motifs batik indonésiens— forment les clés fondamentales du graphisme asiatique. Il y a un sens fort de la présence ethnique et culturelle, souvent absents des œuvres occidentales. Encore une fois, prenons l’exemple de l’industrie de la bande dessinée au Japon et à Hong-Kong. Les deux fonctionnent de façon très séparée, même si, dans une certaine mesure, ils montrent des similitudes dans le style et dans le « langage » artistique. Je dirais que les arts graphiques des différents pays d’Asie s’influencent les uns les autres, mais sont très différents en termes de culture et d’héritage.


Sur le site, sur chaque graphisme, vous indiquez clairement la nationalité du dessinateur. En quoi est-ce important ?

A l’origine, on a juste voulu mettre ces « labels de pays » sur les œuvres pour bien montrer qu’on présentait des œuvres de tous les pays d’Asie. Depuis, cette labellisation est devenue une marque d’identité du site, et les internautes de chaque pays d’Asie sont fiers de voir les œuvres créées par leurs compatriotes.


Le site a moins de trois mois, mais vous semblez déjà très reconnus. Comment l’expliquez- vous ?

Le site a officiellement été lancé en février 2007 et, en moins d’un mois, on a eu 10 000 visiteurs. On a commencé par une promotion du site en ligne sur les portails d’actualité d’art et de design. De là, l’information s’est répandue et de plus en plus de sites ont commencé à nous recommander et faire un lien vers nous.
On doit la popularité du site à plusieurs raisons. L’une d’elles est d’être le premier site de graphisme dédié à l’Asie. Le marché asiatique a été fragmenté et inaccessible pendant des années, à cause de la barrière des langues. Tellement que le monde « extérieur » est resté sans connaître de nombreux grands talents d’Asie. Une autre raison est la façon dont on présente notre site. Les mots sont réduits au minimum, laissant les incroyables visuels parler d’eux-mêmes. On fait de notre mieux pour diffuser des images en haute résolution, et ainsi rendre justice aux œuvres présentées.


Comment le site a t-il été reçu, en particulier par la communauté d’artistes asiatiques ?

Le site a été extrêmement bien reçu, et les retours ont été très favorables. Tous les jours, on reçoit des emails du monde entier de gens nous disant que le site est une grande source d’inspiration pour eux.
Aujourd’hui, avec le qualité constante des œuvres montrées sur le site, on est devenu inconsciemment une vitrine des meilleurs talents d’Asie. Les artistes asiatiques regardent maintenant le site comme une plateforme pour promouvoir leur travail. On a constamment des mails d’artistes qui aimeraient y figurer. Et on essaie d’en montrer autant qu’on peut. Au bout du compte, notre objectif est de présenter les talents d’Asie dans leur diversité.

Humeur du matin


... tendre ! Débordante de tendresse après avoir fait le plein avec ma mère et ma soeur ,ces derniers jours ..

"Pour beaucoup de femmes, le plus court chemin vers la perfection, c'est la tendresse."

[François Mauriac] Extrait d' Amosdée

samedi 28 avril 2007

Est-ce que ça fond toujours ?


J'avais passionnément suivi Jean-Louis Etienne dans son aventure sur l' île de Clipperton..Je vais maintenant l'accompagner dans le froid et sur la banquise !Il faut vraiment que je vous aime , Jean-Louis ,pour accepter ça !:-))


" La banquise arctique fond, c'est une certitude. "On dit qu'elle a perdu 40 % de son épaisseur. Mais on s'appuie sur des données ponctuelles. Il faut mesurer à grande échelle, donner une valeur de référence", assure Jean-Louis Etienne. C'est pourquoi l'explorateur français est de nouveau là, sur la glace crissante du pôle Nord, ce sommet du monde qu'en 1986, après soixante-trois jours de ski, il fut le premier à conquérir en solitaire.
En fait, c'est lui qui a été conquis. "Accro" au pôle, à cette mer gelée, où le soleil ne se couchera pas avant l'automne. "J'ai une affinité avec ces contrées", confie-t-il. Il en connaît les beautés bleutées, l'horizon chaotique, la fragilité mouvante, mais aussi les pièges. "La glace sonne différemment selon sa consistance. On le sent mieux en marchant qu'à skis." Il met en garde contre ces fissures qui zèbrent la glace, masquées parfois par la neige balayée par le blizzard.
Il est cette fois venu en équipe - une dizaine de personnes - pour renouer avec une des légendes de la conquête du pôle Nord : son survol en dirigeable. Car c'est depuis un "plus léger que l'air" qu'il entend mesurer l'épaisseur de la banquise, au printemps 2008. Il suit ainsi les traces du Norvégien Roald Amundsen, qui fut non seulement le premier à atteindre le pôle Sud (1911), mais aussi le premier à survoler celui du Nord, le 12 mai 1926, à bord du dirigeable Norge, conçu et piloté par l'ingénieur italien Umberto Nobile. Lorsque, en 1928, Nobile s'échoue sur la banquise à bord de l'Italia, Amundsen se porte à son secours et disparaît en mer. Depuis, il n'y a plus de ballons dans le désert blanc.
Ressusciter le dirigeable, c'est s'affranchir de l'autonomie réduite des hélicoptères, des pistes indispensables aux avions, tout en renouant avec les aventures épiques qui ont forgé sa vocation d'explorateur. Jean-Louis Etienne, qui s'est fait une spécialité d'associer exploit sportif, recherche scientifique et souci pédagogique, a trouvé un terrain de jeu idéal. Son expédition Total Pole Airship (4 millions d'euros), dont le sponsor principal est le groupe pétrolier français, s'inscrit parfaitement dans l'Année polaire internationale, qui court de 2007 à 2009. Et lui donnera aussi l'occasion d'interpeller les politiques sur le réchauffement climatique.
Mais ici, à Barnéo, un village de tentes temporaire géré par les Russes par 89°7'de latitude nord et 1°40'de longitude est, qui dérive près du pôle Nord, l'équipe, arrivée à la mi-avril, n'en est encore qu'à la phase préparatoire. Avant tout, "il est indispensable de calibrer "l'oiseau électromagnétique", un instrument capable de sonder la glace et d'en déduire l'épaisseur", explique Jean-Louis Etienne. Conçu par l'Institut polaire allemand Alfred-Wegener, cet "EM Bird" ne sera fixé qu'en 2008 sous le dirigeable imaginé par le médecin voyageur. Ce printemps, ce sont de vieux hélicoptères MI8 russes qui le baladent au-dessus de la banquise, pour s'assurer que ses mesures sont correctes.
A deux minutes de scooter des neiges du camp, l'échantillon de banquise de 200 mètres par 60 qui fait office d'étalon doit lui-même être parfaitement connu. Entreprise délicate : la banquise n'a rien à voir avec la surface lisse d'un lac gelé. C'est un univers fracturé en permanence par les mouvements des plaques de glace qui la composent, sous l'effet des courants marins et des vents. Cette "tectonique" produit des chenaux d'eau libre, qui ne tardent pas à regeler, mais aussi des crêtes de compression, murailles ciselées qui émergent plusieurs mètres au-dessus de l'horizon. "Ces "voiles" de glace ont leur contrepartie - les "quilles" - sous la surface", indique Jean-Louis Etienne.
Pour mesurer précisément une portion de ce monde mobile, il faut faire vite. A tout moment, il peut changer de physionomie. En témoigne la piste d'atterrissage, fracturée sur une bonne longueur. Il a fallu trois jours d'efforts pour damer, plus loin, les 800 mètres nécessaires à l'Antonov 74 qui dessert le camp. Jeudi 26 avril, un bulldozer est passé par la faille, coulant par 4 000 mètres de fond, son conducteur en réchappant de justesse.
Pour les mesures, les équipiers du médecin voyageur en sont réduits à briser la glace, occupation paradoxale, sur cet océan morcelé à perte de vue. Il faut percer les 2 mètres de mer gelée à l'aide de tronçonneuses récalcitrantes, puis à la barre à mine, en combinaison de plongée dans l'eau à - 1,8 0C, afin de donner des points d'accès sécurisés à un petit submersible filoguidé, le Super Achille. Celui-ci doit établir la topographie sous-marine de ce morceau de banquise. En surface, Yves Egels, tout juste retraité de l'Institut géographique national (IGN), fait de même à l'aide d'un scanner laser. "J'avais été contacté pour conseiller l'équipe, raconte-t-il, assis à côté de sa machine, alors que le vent rend plus piquant l'air à - 19 0C. J'ai dit d'accord, à condition de faire moi-même les relevés. Vous auriez vu la tête de ma femme..."
Pour lui, qui a modélisé des grottes ornées et fait des relevés des trésors architecturaux yéménites, l'aventure est bien au rendez-vous. Tout comme pour les jeunes plongeurs et Denis Bourgal, le concepteur du Super Achille, qui intervient dans le secteur parapétrolier, mais aussi sur les épaves, pour des expertises judiciaires "pas toujours gaies".
Les péripéties n'ont pas manqué. Les caisses d'équipement étaient tout juste débarquées lorsque l'Antonov 74 - pour une raison inexpliquée - a poussé à fond les gaz, projetant violemment le précieux matériel à plusieurs mètres. Denis Bourgal, qui a bien cru son engin perdu, en a pleuré. Même angoisse pour Christian Haas, de l'Institut Alfred-Wegener, qui a passé sa première nuit à réparer l'"EM Bird". La météo s'en est mêlée, le blizzard cantonnant parfois l'équipe dans les tentes surchauffées du camp. Il y fait couramment 30 0C, une cinquantaine de degrés de plus qu'à l'extérieur, si bien qu'il faut les laisser entrouvertes, comme les fenêtres d'une HLM moscovite. Sauf lorsque le chauffage tombe en panne, ce qui n'a pas manqué d'arriver...
L'équipe a donc eu tout loisir de goûter les charmes de Barnéo, une Russie en miniature à la dérive dans les eaux internationales. On y côtoie le sublime, l'infini aveuglant, - et le trivial, des toilettes indescriptibles. Dans le mess, où les menus reviennent en boucle tous les trois jours, on croise des académiciens des sciences de Moscou, des visiteurs discrets du FSB (ex-KGB), ou présumés tels, la cantinière prolétaire et le touriste nouveau riche. A 20 000 dollars l'aller-retour au pôle Nord, l'agence de voyage Vicaar, qui gère le camp en liaison avec l'armée, est une affaire rentable. Même si la saison, entre la fin de la nuit polaire et la fonte des glaces, ne dure guère plus d'un mois.
Relié à l'archipel du Spitzberg sous dépendance de la Norvège, Barnéo est le point de passage quasi obligé pour le pôle. Les aventuriers chevronnés, comme le Sud-Africain Mike Horn, qui à la mi-avril a tenu à dormir sous un petit igloo, lors de l'initiation de ses filles de 12 et 14 ans aux joies du Grand Nord. Mais aussi des rêveurs comme Barbara, septuagénaire rescapée d'un cancer, qui voulait être la première Afro-Américaine au pôle Nord. Barnéo est unique en son genre. "Les Russes, avec leurs brise-glace atomiques, sont les seuls à pouvoir assurer la sécurité à une telle latitude. Pour les Canadiens ou les Américains, en cas d'urgence, le pôle est trop éloigné", commente Fabrice Genevois, guide naturaliste spécialiste des régions polaires. Pour Jean-Louis Etienne, le choix de Barnéo était d'autant plus indiqué que, en 1989-1990, il a traversé l'Antarctique en compagnie de Viktor Boyarski, le jovial directeur de l'agence Vicaar. Mais la collaboration avec les Russes a ses revers, que le Français découvre à ses dépens. Si l'"EM Bird" a d'abord fonctionné correctement, le système électrique antédiluvien des hélicoptères russes - 8 100 euros l'heure de vol - est venu à bout de l'instrument. Pour sauver la campagne de mesures, il a fallu le remplacer par un "scarabée électromagnétique", tracté sur un traîneau. "La valeur la plus fréquente est de 2,3 mètres d'épaisseur", précise Christian Haas. Plus problématique encore est l'état d'avancement du dirigeable lui-même. L'expédition, prévue pour 2007, a déjà pris un an de retard en raison de "problèmes de management" dans la construction de l'AU30 russe (55 m de long) par RosAeroSystems, dans la banlieue de Moscou. "Il devait nous être livré en avril, mais je crains que la nouvelle date du 15 juin ne soit pas tenue", soupire Jean-Louis Etienne. A Barnéo, il a mis à profit le passage du ministre russe des transports pour attirer son attention sur cette vitrine potentielle pour l'industrie nationale.
Le temps presse pour former l'équipage. Pas question d'improviser avec les 5 000 m3 d'hélium dans les bourrasques arctiques. "Il faudra mettre en place des routines hyper rodées, comme sur les bateaux de la Coupe de l'America, où chacun connaît sa mission, décrit Jean-Louis Etienne. On fera un entraînement intensif." La banquise arctique n'attendra pas : elle lui donne rendez-vous dans un an.
La photo du camp n'est pas récente !

Qui l'a dit ?

"Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l'idée fausse de l'égalité naturelle des hommes, mais sur l'idée nécessaire de l'égalité des « chances » données à tous les Français de prouver leur aptitude à « servir ». Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n'atteindra un Français du fait de ses origines sociales,à la seule condition qu'il s'intègre dans la France nouvelle et qu'il lui apporte un concours sans réserve. On ne peut faire disparaître la lutte des classes, fatale à la nation, qu'en faisant disparaître les causes qui ont formé ces classes et les ont dressées les unes contre les autres. Ainsi renaîtront les élites véritables que le régime passé a mis des années à détruire et qui constitueront les cadres nécessaires au développement du bien-être et de la dignité de tous. "

Allez ! Lancez-vous !Un nom!

Merci à Nikko pour cet envoi

Celtic women

Je suis à genoux devant la musique celtique - émue et admirative ! Je ME fais donc le plaisir de mettre cette vidéo en ligne :-)

"the Voice" is sung by Lisa Kelly with Mairead Nesbitt on the violin.

Bonjour le cliché !!!

Chute d'anthologie hier soir sur TF1.
Le reportage consacré aux funérailles d'Eltsine s'est achevé par ces termes : "Un adieu à un homme à la fois courageux et brutal, excessif et attachant. En somme, un vrai Russe".
Un peu gros ,non ?

Euréka !


Ai découvert un petit moteur de recherche dont j'ignorais totalement l'existence ! Mea Culpa !

Solitude du pouvoir



Pour notre futur Président :
"Plus un homme a de pouvoir, plus il fait froid auprès de lui. Un voleur peut être digne d'amour et de confiance, un roi, un pape, jamais. "

(Bélibaste, p.286, coll. Points P306)
Henri Gougaud

Territoires de fictions

http://www.territoiresdefictions.com/ l'identité française en 52 histoires et ...
http://www.lacritique.org/article-territoires-de-fictions

Pour les amateurs de photos

http://www.photographie.com/ , le magazine en ligne sur la photographie

Spécial Lyon



Joyeux anar’versaire à Radio Canut

Radio Canut, la radio associative des pentes de la Croix-Rousse* (1er), célèbre ses trente ans d’existence avec un festival à son image : libertaire, hétéroclite et populaire.

A partir de ce soir et jusqu’au 1er mai, l’équipe de « la plus rebelle des radios », composée d’une centaine d’animateurs, organise une semaine d’émissions spéciales sur ses ondes (102.2FM), des concerts et des projections-débats dans différentes salles deLyon, pour des tarifs n’excédant pas les 5 €.

« Comme la radio, le but du festival n’est pas de gagner de l’argent », relève Stéphane Mayer, l’un des deux responsables de la programmation. L’esprit des festivités est donc aligné sur celui de cette radio, qui a émis clandestinement jusqu’en 1981, année de libération des ondes : donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, parler des luttes sociales et diffuser des artistes qui « ne passent pas ailleurs ».

La station, qui diffuse 24 h sur 24, propose une cinquantaine d’émissions depuis son petit studio aux couleurs rouge et noir de l’anarchisme. Pas de publicité, pas d’impératif d’audience, aucun salarié, Canut fonctionne en autogestion avec les cotisations des adhérents et le fonds de soutien à l’expression radiophonique.

« On commence à devenir des dinosaures en France.Beaucoup de radios associatives ont embauché des emplois jeunes, mais ça n’a pas forcément mieux marché », note Stéphane, adhérent depuis huit ans. Selon lui, si l’antenne fonctionne toujours après trente ans de diffusion, c’est grâce à « son ouverture et à son côté amateur revendiqué ».
*www.radiocanut.org

Humeur du matin


J'suis en retard , j'suis en retard , j'suis en retard pourrais-je dire comme le lapin d' Alice..

Oeuvre superbe pour illustrer ces quelques mots :

la femme pressée (Matière : Bronze et Verre ) de Dominique Dardek

vendredi 27 avril 2007

C'était quand même chouette !


Janis Joplin - Ball & Chain

Il ne sait rien des femmes......


"Il ne sait rien des femmes. Il ne sait pas qu'elles peuvent faire leur maison dans la main de l'homme, pour peu qu'elle leur soit tendue. Il ne sait pas qu'elles sont capables de marcher jusqu'au bout du monde pour un regard qui les fasse vivre. Il ne sait pas qu'elles savent attendre comme aucune bête ne le peut. Les épousées, les abandonnées attendent, les filles de bordel, les saintes attendent. Les hommes vont, les femmes attendent. Jusqu'au fond des fonds de l'espérance elles attendent. Jusqu'à la haine même. Et quand la haine vient aux femmes, que Dieu protège ceux qui les ont bafouées."

(L'homme à la vie inexplicable, p.155, coll. Points P305)

Henri gougaud



" Les femmes soutiennent la moitié du ciel " dit un proverbe chinois.
Les femmes représentent la plus grande force de renouveau politique d' une civilisation profondément déséquilibrée .
Le pouvoir des femmes est le baril de poudre de notre époque . A mesure que les femmes étendent leur influence en politique et au gouvernement, leur nature "yin" va repousser les limitations imposées par le vieux paradigme "yang". Les femmes sont neurologiquement plus flexibles que les hommes et la culture les a autorisées à être plus intuitives, sensibles et sentimentales .
Elles évoluent naturellement dans la complexité, le changement, les soins à la progéniture et l' éducation; elles ont un sens du temps plus fluide .
On n' est plus à l' époque du féminisme militant, comme le montre la monographie de Patricia Mische " Women and Power ". Au lieu de réclamer un morceau du gâteau que les hommes savourent depuis toujours, dit-elle, "nous devrions plutôt essayer de faire un autre gâteau à notre façon".
Lou Harris dit que les femmes se consacrent plus volontiers à la paix et s' opposent à la guerre, elles sont plus soucieuses des enfants maltraités, plus profondément émues par les manifestations de violence. "Par leur souci de préservation, les femmes représentent un ensemble neuf, puissant, sur la scène politique ".
D' après James McGrégor Burns, " les femmes seront admises plus aisément au rôle de leader, et les hommes eux-mêmes changeront leur style de direction ."
Selon la poétesse Adrienne Rich, le mode de pensée lui-même sera transformé. Les femmes peuvent apporter à la société les qualités vraiment nécessaires pour modifier la vie, pour une relation plus profonde avec l' univers. " La sexualité, la politique, l' intelligence, le pouvoir, la maternité, le travail, la communauté, l' intimité vont développer de nouvelles significations ."
GANDHI a dit un jour que ...
" Si sathyagraha ( force de vérité ) doit être le mode de l' avenir,
alors l' avenir appartient aux femmes."

Extrait du livre de Marilyn Ferguson
( Les enfants du Verseau )

Promenade architecturale





Du 11 mai au 30 juin : Exposition "Essayage" à la Villa Savoye
Conçue comme une promenade design et architecturale, cette exposition vous permettra de visiter la Villa Savoye, créée à la fin des années 1920 par Le Corbusier à Poissy. Une occasion en or de redécouvrir cette maison inhabitée depuis des décennies. L'éditeur de mobilier design Vitra, partenaire de l'exposition, présentera son mobilier contemporain dans cette architecture si particulière
http://villa-savoye.monuments-nationaux.fr/fr/

Election de Miss Chamelle


Cette nouvelle me fait rire et en même temps ,je la trouve très touchante..Ces chameaux sont leur trésor ,leur survie..et élire une " Miss Chamelle" doit représenter un symbole fort pour ces éleveurs !

J'avoue qu'en lisant le titre et le première phrase ,j'ai cru que c'était l'élection d'une femme " Miss Chamelle"..J'ai vraiment essayé de l'imaginer ! Vous n'en n'auriez pas fait autant? avouez ! Décidément , j'ai tout d'une blonde :-)


Jambes longues, grands yeux et corps aux courbes accentuées sont autant de critères de beauté qui serviront à départager… les chameaux qui participent au concours de beauté organisé cette semaine dans le désert saoudien par la tribu Qahtani, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Riyad.
«Le nez doit être long et retomber légèrement, c’est plus gracieux», explique le sultan al-Qahtani, l’un des organisateurs. «Les oreilles doivent se dresser vers l’arrière et le cou doit être élancé. La bosse doit être haute et légèrement inclinée vers l’arrière.»
«Les bédouins arabes sont très liés à leurs chameaux et veulent préserver cet héritage. L’importance de cette compétition réside dans le fait qu’elle préserve les lignées les plus pures», a déclaré Cheikh Omair, l’un des chefs de la tribu Qahtani.
«Nous avons plus de 250 propriétaires qui participent et plus de 1.500 chameaux», a-t-il ajouté.

Adieu Monsieur Rostropovitch

Rostropovitch est mort ! Ce divin musicien est allé enchanter les anges !

Beauté sur route



Un mur origami
Vous connaissez l'origami, l'art du pliage japonais ? Mais jusqu'ici, à part les cocottes et les avions en papier, ce passe-temps n'avait pas de réelle utilité. C'est sans compter sur l'imagination des architectes. Pascal Amphoux a ainsi présenté un mur en aluminium plié en accordéon. Esthétique, facile à installer, anti-chocs, il peut s'adapter à la sinuosité de la route ou au paysage. La DDE (direction départementale de l'équipement) s'est d'ores et déjà montrée intéressée pour l'autoroute A47 entre Givors et Saint-Etienne.

Déçue ! Si déçue !


Je suis décue , si déçue !Le mystère du triangle des Bermudes m'a toujours fascinée et voilà qu'on me donne des explications rationnelles et scientifiques ! On me vole mon rêve et mon imaginaire !!!


Les esprits marins mettent-ils tout en œuvre pour faire périr les hommes qui brisent leur tranquillité dans le triangle des Bermudes ? Une légende et une superstition pour beaucoup. La science n'a pas laissé l'affaire en suspens et explique ce phénomène pas si étrange.


Des disparitions inquiétantes
Le triangle des Bermudes se situe dans la Mer des Sargasses, il est délimité par l'archipel des Bermudes au Nord, Puerto Rico au Sud et la péninsule de Floride à l'Ouest. Depuis 1800, on compte plus de treize disparitions de navires et avions dans la zone. Ces accidents à répétition ont créé et alimenté la légende. Deux notamment : le naufrage du voilier l'Albatros en 1961 et la disparition en 1945 de cinq avions de l'aéronavale américaine suivie de près par l'explosion en plein vol de l'avion de sauvetage envoyé sur les lieux. Deux phénomènes qui ont éveillé la curiosité des scientifiques et trouvé des réponses différentes.


Marins et "grain blanc"
Les récits des marins survivants sont semblables. Une mer calme, et tout un coup une immense tempête qui fait sombrer le bâtiment en quelques minutes puis le retour brutal à la normale. Les marins ont pour coutume de nommer ce phénomène le "grain blanc". Un phénomène surnaturel ?
Non, nous dit la science. Le "grain blanc" est un vent très violent, ce que les climatologues appellent une rafale descendante. Ainsi, la chaleur des eaux marines monte dans l'atmosphère et forme un nuage : le cumulonimbus, qui est à l'origine des rafales. Des vents pouvant dépasser les 300 km/heure disparaissent au bout de quelques minutes seulement. Le phénomène est déjà connu dans les terres et la disparition de l'Albatros montre aussi son existence en mer. Mais si les rafales descendantes permettent d'expliquer la disparition des navires, elle ne peut pas expliquer l'explosion en vol de l'avion de sauvetage. Une autre raison ou, pour le coup, un vrai phénomène paranormal ?


Les dangers du méthane
Là encore, la science à son mot à dire. L'explosion de l'avion, comme certains naufrages, est due à d'importantes remontées de méthane sous-marin. Les océans renferment une quantité considérable d'hydrate de méthane. Ce dernier est stable, avec une température inférieure à 5°C, lorsqu'il est situé à plus de 500 mètres de profondeur.
Le sol, même sous les mers, est en évolution constante et lors des séismes, il peut se craqueler et laisser s'échapper d'importantes quantités de méthane. L'air étant bien moins dense que l'eau, il remonte directement à la surface sous forme de bulles et crée ainsi de fortes perturbations mettant en péril les bateaux et leurs équipages. Mais une fois à la surface de l'eau, le méthane n'a pas fini sa course. Plus léger que l'air, il monte et gagne l'atmosphère. Parfois il arrive que le gaz rentre en contact avec le moteur d'un avion et s'enflamme, entraînant ainsi l'explosion de l'appareil. Au mauvais endroit, au mauvais moment, si l'on peut dire.
Il ne faut guère d'esprits marins entêtés et dérangés mais bien des phénomènes atmosphériques et géologiques pour venir à bout d'une telle légende.


Oh et puis zut ! Je choisis d'ignorer ces explications et de rester sur mes illusions et mes créations imaginaires !:-))

Fête du livre à Villeurbanne / Rhône


Chaque édition du livre jeunesse à Villeurbanne débute traditionnellement par une soirée pyjama ! 2 séances pendant lesquelles enfants en pyjama et parents assistent à un spectacle de contes . Un franc succès :les p'tits bouts sont ravis d'être autorisés à sortir en pyjama dans la rue et à assister à ce spectacle .

Il est vraiment essentiel de favoriser toutes les activités ludiques pour attirer les petits vers la lecture et le langage !

Cette année ,le titre est " Je me souviens de demain mais pas dans le détail " :-)


Samedi 28 et Dimanche 29 :tous en pyjama ,les gaminous !

SOS d'un terrien en détresse

Une des plus redoutables chansons à interprèter mais Dieu que c'est beau ! Je m'envole lorsque je l'écoute !

La quinzaine du commerce équitable




http://capasseparmoi.org/
La semaine étudiante du commerce équitable en Mars dernier:il n'est jamais trop tôt pour s'informer et s'engager !
Additif pour les lyonnais :
Consommer et manger autrement. Un marché entièrement équitable est organisé ce week-end place Saint-Jean (5e) à l'occasion de la Quinzaine du commerce équitable. L'opération, qui s'achève le 13 mai, vise à sensibiliser les Lyonnais au principe de « consommation responsable ». Certains boulangers et restaurateurs de la ville y participeront aussi pour faire découvrir des produits issus de l'hémisphère Sud.
J. T.


" Le commerce équitable n'est plus une activité marginale réservée à quelques privilégiés soucieux de consommer dans le respect de l'homme et de la nature. C'est aujourd'hui une vraie filière, dont le chiffre d'affaires est passé, en France, de 12 à 166 millions d'euros entre 2001 et 2006 et dont l'offre ne cesse de se diversifier. Le concept : proposer de nouvelles règles du jeu au commerce mondial en garantissant un tarif de vente minimal aux petits producteurs d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie. Si l'alimentaire reste le coeur du marché (café, jus de fruits, chocolat , quinoa...), le textile se développe depuis deux ans (le coton notamment), et des cosmétiques commencent à apparaître. Selon un sondage Ipsos pour l'association Max Havelaar, qui labellise les produits de quelque 150 marques, chaque Français a consacré près de 2,8 euros en 2006 à des produits de commerce équitable, soit une progression de 40 % par rapport à 2005.

Près de dix mille personnes sont attendues aujourd'hui et demain au Forum national du commerce équitable, qui rassemble une centaine d'exposants à La Villette, à Paris. Cette manifestation donne le coup d'envoi à la Quinzaine du commerce équitable qui, jusqu'au 13 mai, met en avant près de trois mille initiatives dans toute la France.


Un exemple concret :


Prenez de délicates épices, des condiments du terroir éthiopien, ajoutez beaucoup de matière grise, remuez, vous obtenez le projet «Home Gardens of Ethiopia». Son inspirateur, Bernard Roussel, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, s'enthousiasme pour «une épice mythique qui allie le goût de poivre à celui de cardamome ; la maniguette est de la famille du gingembre, il y en a plusieurs variétés de par le monde, c'est une des composantes du pastis». En Ethiopie, une variété unique, la maniguette Kororima, pousse au pied des caféiers à l'état sauvage dans la Coffee Forest, un écosystème complexe de jardins-vergers. Une fois récoltée, elle est mise à sécher sur des fils en feuilles de bananier au-dessus des foyers dans les maisons, son goût fumé en fait un produit inimitable. Si la passion de Bernard Roussel pour la «graine de paradis» se propage aux consommateurs occidentaux, ces derniers en l'achetant protégeront la plante, la Coffee Forest dans laquelle elle pousse, et le savoir des communautés locales.

Pour réconcilier l'homme, la nature et le business, les experts du projet veulent encourager la mise en place de systèmes d'indications géographiques (IG), l'équivalent des appellations d'origine contrôlée, élaborées par la France pour protéger ses spiritueux. Les pays en développement leur portent une attention croissante. En Afrique, on s'interroge, on tâtonne. L'Afrique du Sud a opté pour un système de marque, qui garantit le nom du produit, mais pas son attachement au terroir, à sa qualité, et à son mode de production. Les IG présupposent, elles, des liens entre le produit, un espace géographique et un savoir-faire humain.


Tradition.

Réunis à Addis-Abeba, à l'initiative de l'Institut pour la recherche et le développement, du Muséum national d'histoire naturelle de Paris et du projet français Biodivalloc sur la biodiversité, des experts du monde entier ont réfléchi cette semaine, en collaboration avec les autorités éthiopiennes, à l'opportunité de mettre en place un tel dispositif en Ethiopie. C'est avec dix produits de terroir triés sur le volet que l'expérience devrait commencer.
Ce pays n'a pas été choisi au hasard. Certaines communautés y ont élaboré des jardins où coexistent jusqu'à 200 espèces végétales. A ces lieux s'attachent des rituels et des traditions, menacés par la pauvreté. «La biodiversité disparaît en même temps que les savoir-faire, qui ne sont plus transmis», explique Zemede Tasfaw, professeur de botanique à l'université d'Addis-Abeba. Rentabilité oblige, les fermiers renoncent aux cultures traditionnelles pour planter du chou, ou encore du qat, une plante psychotrope consommée en grande quantité dans la corne de l'Afrique.
Une idée bien ancrée veut que la préservation de la nature aille de pair avec l'absence de présence humaine. En Afrique, elle se traduit parfois par l'érection de murs pour protéger les parcs des populations avoisinantes. L'anthropologue Alula Pankhurst souligne pourtant qu' «il existe un lien très fort entre diversité culturelle et diversité biologique», magistralement illustré en Ethiopie. Et que la mise en place des IG pourrait renforcer. Au Mexique, la formule a été développée avec succès. «La production standardisée de produits agricoles est allée de pair avec les migrations massives vers les villes», explique le biologiste mexicain Jorge Larson. «Aujourd'hui, la plupart de ces migrants ont perdu la mémoire des goûts d'antan, les IG sont un moyen de transférer une part de cette mémoire.» Il faut aussi compter avec des consommateurs en quête d'expérience unique, de raffinement et d'exotisme. Dans la logique des IG, ils acceptent de payer un premium, non pour rémunérer de pauvres fermiers du tiers-monde, mais parce qu'ils savourent la qualité du produit. «On fait du commerce, on arrête la charité», tempête Bernard Roussel.
Aux IG correspondent des cahiers des charges très précis. «On peut y inclure des manières de produire respectueuses de l'environnement», insiste Delphine Marie Vivian, juriste au Cirad. Depuis 1994, tous les pays de l'OMC sont tenus de protéger les IG. Le succès de la démarche dépend des garanties de qualité du produit. Le contrôle, qui implique des procédures lourdes et coûteuses, repose sur des organismes indépendants. C'est là que le bât blesse, les organisations paysannes sont souvent faibles en Afrique. En Ethiopie par exemple, le dictateur marxiste Mengistu a forcé la main des agriculteurs, qui considèrent avec méfiance les coopératives. Se pose aussi la question de la redistribution des bénéfices aux producteurs.


Combats.

Au-delà de la protection de la biodiversité, l'Afrique pourrait tirer d'autres bénéfices des IG. Via les cahiers des charges, «on peut ramener dans la région de production tout le processus de transformation, y compris l'étiquetage et l'emballage», explique Delphine Marie Vivian. Ainsi, les producteurs de parmesan se sont-ils battus en Europe pour avoir le contrôle du râpage du fromage, estimant que cette étape participait à la qualité du produit. Ils ont eu gain de cause devant la Cour européenne de justice. Combat gagné également pour les fabricants de jambon de Parme, qui en assurent le tranchage. Autant d'exemples pour l'Afrique, à l'heure du débat sur le chômage et l'industrialisation du continent.